Fête des mères, fête des pères : quand le parent n'est plus là25 mai 2010 Bianca Fiorà
Garder ses racines - Fotosearch.fr
Dans ces jours de fêtes où tout est focalisé sur les mères et les pères, comment ne pas souffrir encore davantage si la vie nous a privés de l’un de nos parents ? Il nous semble que tous ont une mère et un père et que nous sommes différents, seuls, punis par le destin. Alors, voici quelques conseils pour surmonter cette épreuve… Reconnaître qu’on est fragiliséIndépendamment de son âge, perdre un parent est toujours une déchirure qui rend fragile et vulnérable. Perdre un de ses géniteurs, c’est perdre une partie de soi, de ses racines, de son essence, de ses repères. Comme les dates d’anniversaire du jour de la naissance ou du jour de la mort de l’un de ses parents, la Fête des mères et la Fête des pères sont des jours à marquer d’une pierre noire pour toute personne qui n’a plus de parent à enlacer. On a souvent envie de paraître fort, de relativiser, de chercher à fuir la réalité, mais de telles brûlures finissent toujours par se rallumer. Pas la peine de jouer les durs, acceptez votre souffrance. C’est humain de vouloir s’isoler alors que le monde entier fête ses parents, ignorant que vous l’avez perdu. N’ayez pas peur d’exprimer votre douleur avant qu’elle n’explose en votre fort intérieur. Ancêtres et descendants : évoquer les souvenirs pour les prolongerSe retrouver avec les parents, les enfants et les amis du défunt permet de prolonger quelque peu sa présence parmi vous. Se le rappeler, se plonger dans ses photos d’enfance et se nourrir d’anecdotes allège les cœurs et unit autour d’un souvenir moins sombre. Partager cette peine avec ceux qui l’ont aimé l’adoucit quelque peu. Puis, alors que vous vous retrouvez parent, c’est à votre tour de faire vivre dans le cœur de ses petits-enfants le grand-parent qui n’est plus. C’est grâce à eux que vous pourrez reprendre goût à la Fête des mères ou des pères, l’occasion de se souvenir en construisant de nouveaux moments de joie. Etre parent à son tour peut rendre moins douloureuses bon nombre de plaies. Rendre hommage, un rituel salutairePour apaiser un cœur blessé, la Fête des mères ou la Fête des pères sont l’occasion de rituels bienfaiteurs. Si le parent absent est décédé, se recueillir sur sa tombe avec un présent peut vous aider à garder le lien avec cette partie de votre vie qui s’en est allée avec lui. Toutefois, s’il vous est impossible de vous y rendre ou si la force vous manque, sachez qu’il y a d’autres moyens de lui rendre hommage. Acheter son gâteau préféré ou planter un arbre dans votre jardin, arpenter un endroit qu’il aimait ou lui écrire… A chacun sa méthode, l’important c’est de trouver celle qui vous convient le mieux. Tenter une réconciliation, se battre pour être heureuxSi le parent qui a quitté ce monde ne reviendra jamais, ce n’est peut être pas le cas de celui qui vous a abandonné. Certes, la rancœur est brûlante mais puisque vous avez besoin de lui, de savoir pour vous construire, pensez à mettre votre orgueil de côté. Mais si vous vous décidez à le contacter pour lui donner une nouvelle chance, oubliez les mises au point. Vous ne pouvez pas revenir en arrière, ni tisser des liens avec des reproches qui, bien que légitimes, s’avèrent souvent inutiles surtout si c’est vous qui faites la démarche… En dépit de ces précieux conseils, si se souvenir, rendre hommage, devenir parent ou pardonner peut soulager les blessures, il est impossible de les résorber. L’absence d’un géniteur, même temporaire, est comme une croix que l’on porte derrière soi à vie, avec plus ou moins de difficulté, invisible mais pourtant omniprésente. On ne peut que tenter de trouver la meilleure façon de vivre sans le parent manquant, non pas parce qu’on l’a oublié mais parce qu’il n’y a pas de plus belle manière de lui rendre hommage. Consultez aussi cet article sur « Fête des mères, fête des pères : aider un enfant privé de parent ». Tous droits réservés Bianca Fiorà. Demandez l'autorisation de l'auteur avant toute reproduction sur Internet ou dans la presse traditionnelle.
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