Friandises au chocolat pour NoëlTruffe, mendiant, orangette, rose des sables pour les fêtes10 déc. 2009 Marielle Dessel
Feve de cacao - Marielle Dessel
En 1519, l’empereur aztèque Montezuma offre une boisson amère et épicée, le xocoatl (à base de cacao), au conquistador espagnol Hernando Cortès. C’est ainsi que commence l’histoire du chocolat pour les Européens. Si les premières traces d’utilisation de la fève de cacao date de plus de 1 000 ans avant J.-C en Amérique du sud, elle ne fait sa première entrée à la cour d’Espagne qu’en 1528. En 1615, la France découvre cette nouvelle friandise lors du mariage d’Anne d’Autriche avec le roi Louis XIII. Mais c’est seulement sous le règne du roi Soleil (Louis XIV) que le chocolat chaud devient une habitude à la cour de France. Le clergé lui-même se convertit à cette nouvelle boisson et un décret papale assure d’ailleurs que la consommation de chocolat liquide n’est aucunement une rupture du jeûne. "Aimez le chocolat à fond, sans complexe ni fausse honte, car rappelez-vous : ‘sans un grain de folie, il n’est point d’homme raisonnable’", a écrit François de La Rochefoucauld. C’est donc sans retenue que nous allons découvrir quatre friandises de Noël à consommer sans modération ! La truffe de ChambéryEt oui, contre toute attente, c’est dans la capitale Savoyarde (73) qu’est apparue la truffe. Décembre 1895 : Louis Dufour, pâtissier de métier, se trouve à cours de cacao pour confectionner ses chocolats de Noël. Trop fier pour se réapprovisionner chez ses confrères, il décide de tester un mélange moitié cacao, moitié crème fraîche, parfumé à la vanille, et invente ainsi la ganache. Pour rendre sa création plus appétissante, il la roule en petites boules qu’il trempe dans du chocolat de couverture et qu’il dépose ensuite dans un lit de cacao amer. Ainsi est née la première truffe. Le mendiant au chocolatTraditionnellement, les mendiants désignaient des fruits secs, appelés "fruits du carême", associés aux différents ordres mendiants (vivant de la charité) de la chrétienté. Ainsi, l’amande blanche rappelle la robe blanche des dominicains, la figue grise celle des franciscains et des capucins, la noisette, la robe brune des carmes et le raisin, celle violacée des augustins. En Provence, ces fruits secs étaient inclus dans les 13 desserts traditionnels de Noël. Ensuite, le mendiant au chocolat est né en évocation à cette tradition : un palet de chocolat noir sur lequel est déposé une amande, une noisette, un raisin sec et un morceau de figue. L’orangetteOn ne sait pas où apparurent les premiers fruits confits, mais on les consommait déjà chez les riches Egyptiens. Cette méthode de conservation qui consiste à remplacer l’eau des fruits par du sucre, se développe en Europe au XVème siècle. L’apothicaire Nostradamus écrivit d’ailleurs en 1543 un Traité des fardemens et confitures qui propose, entre autres, des recettes de fruits confits. L’orangette aurait été créée en 1978 dans le village de Saint Marcel d’Annonay en Ardèche (07) par Guillaume de Montgolfier. Cette confiserie est née de l’association d’un morceau de peau d’orange confite et de chocolat noir. On la retrouve aussi déclinée en citronnette, sur une base de peau de citron confit. Certains remplacent le chocolat noir par du chocolat au lait, ou du chocolat blanc. La recette traditionnelle reste la plus appréciée. La rose des sablesLa rose des sables est, à l’origine, une cristallisation, principalement de gypse, qui se forme dans un milieu tendre en créant des formes ressemblant à des pétales de roses. On la trouve principalement dans les zones désertiques. Les confiseries du même nom sont un mélange de pétales de maïs soufflés et de chocolat qui en refroidissant reproduisent les mêmes formes que leurs consœurs géologiques. Délicatement croustillantes et fondantes, elles sont une des friandises préférées des enfants. Vous pouvez aisément offrir ces chocolats pour les fêtes en les présentant, par exemple, dans un panier gourmand. Tous droits réservés Marielle Dessel. Demandez l'autorisation de l'auteur avant toute reproduction sur Internet ou dans la presse traditionnelle.
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